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Sélection 2006 du Guide de la Voyance

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jeudi 15 mai 2008

J'ai rendez-vous avec vous...

L'association: Chapenan-Koumili situèe à Autreville (88)

Propose des stages sur l'intégration et l'harmonisation des énergies,

convaincus par la pertinence du Yi King dans l'objectif d'une meilleure compréhension du soi,

les organisateurs de ce stage m'ont proposés un espace d'action et de réflexion.

Je les remercie pour leur confiance.

Le premier stage aura lieu au siége de l'association: Autreville les 12, 13 et 14 juillet (inclus).

Ce premier stage aura pour objectif de vous familiariser avec le Yi King: l'origine, l'histoire, les énergies du Yi King seront évoqués.

L'objectif étant de vous rapprocher de cet outil formidable, au point qu'il devienne un nouveau membre de votre famille, un oncle chinois bienveillant.

Pour plus d'informations concernant ce stage, rendez-vous sur ce lien

N'hésitez-pas à me contacter pour plus d'informations.

Bien amicalement: Claude Sarfati

mercredi 14 mai 2008

Arthur Rimbaud

Jean-Nicolas-Arthur Rimbaud naît à Charleville le 20 octobre 1854, meurt à Marseille le 20 novembre 1891.

Les Poètes de sept ans

À M. P. Demeny.

Et la mère, fermant le livre du devoir,s'en allait satisfaite et très fière sans voir,

dans les yeux bleus et sous le front plein d'éminences,l'âme de son enfant livrée aux répugnances.

Tout le jour, il suait d'obéissance; très Intelligent; pourtant des tics noirs, quelques traits semblaient prouver en lui d'âcres hypocrisies.

Dans l'ombre des couloirs aux tentures moisies,en passant il tirait la langue, les deux poings à l'aine, et dans ses yeux fermés voyait des points.

Une porte s'ouvrait sur le soir : à la lampe on le voyait, là-haut, qui râlait sur la rampe,sous un golfe de jour pendant du toit.

L'été surtout, vaincu, stupide, il était entêté à se renfermer dans la fraîcheur des latrines: Il pensait là, tranquille et livrant ses narines.

Quand, lavé des odeurs du jour, le jardinet derrière la maison, en hiver, s'illunait, gisant au pied d'un mur, enterré dans la marne.

Et pour des visions écrasant son oeil darne, il écoutait grouiller les galeux espaliers.

Pitié ! Ces enfants seuls étaient ses familiers Qui, chétifs, fronts nus, oeil déteignant sur la joue,cachant de maigres doigts jaunes et noirs de boue Sous des habits puant la foire et tout vieillots, conversaient avec la douceur des idiots !

Et si, l'ayant surpris à des pitiés immondes,sa mère s'effrayait; les tendresses, profondes,

de l'enfant se jetaient sur cet étonnement. C'était bon. Elle avait le bleu regard, - qui ment !

À sept ans, il faisait des romans, sur la vie du grand désert, où luit la Liberté ravie,forêts, soleils, rios, savanes !

- Il s'aidait de journaux illustrés où, rouge, il regardait des Espagnoles rire et des Italiennes. Quand venait, l'oeil brun, folle, en robes d'indiennes,

- Huit ans, - la fille des ouvriers d'à côté,la petite brutale,et qu'elle avait sauté, Dans un coin, sur son dos, en secouant ses tresses,Et qu'il était sous elle, il lui mordait les fesses,Car elle ne portait jamais de pantalons;

- Et, par elle meurtri des poings et des talons,remportait les saveurs de sa peau dans sa chambre. Il craignait les blafards dimanches de décembre,où, pommadé, sur un guéridon d'acajou, Il lisait une Bible à la tranche vert-chou ;Des rêves l'oppressaient, chaque nuit, dans l'alcôve.

Il n'aimait pas Dieu; mais les hommes, qu'au soir fauve,noirs, en blouse, il voyait rentrer dans le faubourg Où les crieurs, en trois roulements de tambour, Font autour des édits rire et gronder les foules.

- Il rêvait la prairie amoureuse, où des houlesLumineuses, parfums sains, pubescences d'or,font leur remuement calme et prennent leur essor !

Et comme il savourait surtout les sombres choses, Quand, dans la chambre nue aux persiennes closes,Haute et bleue,âcrement prise d'humidité,

Il lisait son roman sans cesse médité,plein de lourds ciels ocreux et de forêts noyées, de fleurs de chair aux bois sidérals déployées,vertige, écroulement, déroutes et pitié !

- Tandis que se faisait la rumeur du quartier,

En bas, - seul et couché sur des pièces de toile écrue,

et pressentant violemment la voile !

A. R.26 mai 1871

Alors Léo?

mardi 6 mai 2008

Le hibou, c'est chouette

Le hibou se réveille, le hibou c’est chouette.

Lui, peut voir la nuit sans rien d’autre que ses yeux fabriqués avec minutie par la nature depuis des siècles ! et lui il vit cela très bien… soit-disant… le hibou.

Les hommes c’est pas pareil, leur regard est puissant et intelligent mais ils ne voient rien la nuit à part des trucs à leurs fourguer qui clignotent.

L’homme voit mieux avec le cœur c’est bien connu, il faut donc se mettre un hibou à la place du cœur. J’ai bien peur que cela puisse être mortel!

Comment faire ?

Demandons à nos ancêtres comme ils ont vécus avant nous, ils doivent savoir ! Mais comment leur parler, puisqu’ils sont morts ?

La prière à due être la première attitude instinctive.

Puis, collecter la connaissance, l’écrire, faire des pierres, des images, etc… Tant de connaissances, que chacun peu aisément trouver la sienne. Si tu n’es pas né Hibou, il te reste la connaissance.

Alors, si tu es sincère dans ta démarche et que tu acceptes de communiquer avec l’invisible…

Tu es voyant, certes pas un prophète, mais tu peux voir avec ton cœur celui de l’autre.

Inutile de prévoir de grandes choses, les petites affaires courantes du quotidien sont largement suffisantes et intéressantes.

Demain, se fabrique hier et se manifeste aujourd’hui. nous vivons dans un passé projeté vers un futur, à une vitesse telle que l'on ne voit plus le présent.

Voir le cœur de l’autre à la lumière de son présent, c’est chouette.

Enfin, il me semble!

Claude Sarfati

jeudi 1 mai 2008

1 Mai fête des...druides

Bonjour à tous,

vous l'avez remarqué mon site s'est habillé en dimanche aujourd'hui.

Merci au spécialiste.

C'est pour la fête du premier mai et du muguet

C'est pour la fête des druides.

Beltaine,

" Le feu de Bel "

mardi 29 avril 2008

Discours de la tortue

Vers 2000 ans avant notre ère, les Shang, deuxième dynastie historique de Chine, originaire des plateaux d’Asie centrale, régnaient sur un peuple d’agriculteur dans la vallée du Fleuve Jaune.

Composés essentiellement de guerriers et de chasseurs, ils vénéraient, outre leurs ancêtres, des divinités naturelles telles que montagne, lac, brume, ravine, orage et tonnerre, feu et vent.

C’était une spiritualité chamanique basée sur la conviction que toute entité naturelle (humains, animaux, pluie, étoile) est animée par un esprit, « un Shen » et que toute action entreprise devait recevoir le consentement des invisibles.

Pour ce faire, comme dans la majorité des peuples primordiaux, on sacrifiait à tour de bras des animaux en les brûlant. Mais, pragmatiques, les sages s’interrogèrent: comment savoir si les esprits étaient contents ?

En observant les apparitions de striures sur les os, à la fin du rituel, les Shang vont émettre une hypothèse surprenante : et si le feu sacrificiel n’était pas seulement l’agent qui modifie la nature terrestre des offrandes en les envoyant au ciel, pour les transformer en aliments spirituels, comestibles pour les esprits, mais qu’en plus le rituel induisait un mouvement de rétroaction du monde de l’invisible à celui des humains par le biais de ces craquelures ?

La pratique leur a enseigné que, si tous les sacrifices ne sont pas également « rentable », en revanche, tous laissent des traces sur les os. Donc les esprits signifient de toute façon leurs réponses. Pourquoi ce sacrifice-ci est rentable, pourquoi celui-la ne l’est pas ?

Ils ont remarqué en outre que les craquelures changent selon les saisons, l’atmosphère.

Les Shang vont en déduire tout naturellement que ce qui régit la réponse n’est donc pas due à l’humeur des dieux ou à la qualité de l’offrande, mais au moment du sacrifice…

Et donc, guidés par cette intuition, ils vont muter lentement vers le choix du temps comme axe de référence et vers la qualité du moment comme unité de mesure.

En analysant les réponses a posteriori, ils vont comprendre que le sacrifice a été fait au moment adéquat ou à contretemps et en déduire que l’efficacité du sacrifice existe conséquemment antérieurement à sa réalisation.

Un nouveau cérémonial va donc se mettre en place : peu à peu, les craquelures vont cesser d’être vues comme les marques d’une volonté supérieures pour devenir simplement les indices visibles de la qualité du moment. Ce tournant va modifier les rapports que les anciens Chinois entretenaient avec leurs dieux vers une conception « énergétique » et laïque de leur spiritualité.

Premier conséquence pragmatique à la chinoise : pourquoi faire un sacrifice si la divination préalable indique que ce n’est pas le bon moment ? Pourquoi aussi faire un sacrifice si la réponse est positive ?

En déplaçant le problème de l’opportunité du sacrifice - implorer comme il faut - vers l’opportunité de l’entreprise - agir au bon moment -, ils vont se soustraire à l’arbitraire religieux pour entrer dans un univers qui fonctionne de façon raisonnable, en un réseau de concordance énergétique.

Ils vont ensuite raffiner la pratique en bricolant la théorie.

Plutôt que d’approcher les os du brasier, on va amener le feu sur l’os en tirant du foyer un brandon.

Plus important, en s’autorisant à agir sur le mode de production des signes venus du ciel, les officiants prennent une part active au processus qui les fait apparaître. Ils se posent ainsi en coauteur des signes produits dont ils savent discipliner l’apparition.

Cette mutation va se cristalliser définitivement avec l’apparition de la divination sur carapace de tortue. Pour les Chinois, la tortue est à l’image de l’univers, un modèle réduit du cosmos, avec ces deux carapaces, celle du dessus ronde et unie comme le ciel, et celle du dessous plutôt carrée et divisée en secteurs comme la terre. Utiliser la tortue c’est interroger l’univers lui-même.

Comment s’y prend-on ?

La carapace dorsale symbolisant le ciel, on utilise la carapace ventrale dont on a soigneusement raclé les chairs jusqu’à ce qu’il ne reste plus que l’écaille elle-même. Puis on la polit pour éliminer toute trace d’humidité qui, à la chaleur, altérerait les signes divinatoires et leurs interprétations.

Avec la tortue, le principal souci des officiants est d’accroître la lisibilité du résultat en réduisant et en disciplinant les multiples fissures que provoque sur la pièce l’approche de la source de chaleur - un brandon incandescent.

Plus besoins de sacrifice, pour les officiants qui se servent des tortues, on approche le tison d’un certain nombre de point dans la carapace interne et un certain nombre de craquement apparaissent sur la face externe.

Pour la première fois dans l’humanité, le hasard a été apprivoisé.

Le résultat est que les fissurations, précédemment manifestations des puissances surnaturelles, sont maintenant propriété du pragmatisme chinois qui n’hésite pas à les configurer à sa guise dans un seul souci d’efficacité.

Les Chinois sont des archivistes impénitents. A la suite de l’auguration préalable, les pièces oraculaires ne sont pas détruites mais soigneusement conservées et entreposées et finissent par constituer une énorme banque de données.

D’autant que les officiants vont prendre l’habitude de graver à côté des fissures des signes résumant comment le tirage a été fait, les conclusions qui en ont été tiré.

En examinant ces carapaces, la première chose qui retient l’attention est l’organisation globalement symétrique des différents éléments.

De part et d’autre de l’axe central se répondent deux colonnes de signes et de fissurations. Cette disposition n’est pas fortuite, la symétrie est préalable dans la direction dans laquelle on a orienté les fissures, la dissymétrie survient ensuite, résultat de la manière dont s’accomplit l’aléatoire du moment. Et de fait sur les tortues chaque brûlage est numéroté. Les fissures sont superposées. La démocratisation du processus auprès de toutes les familles chinoises de haut rang, va bientôt avoir un résultat écologique étonnant. La disparition des tortues d’eau douce en Chine septentrionale.

Fu Xi, l’inventeur génial des hexagramme ne fera en fait que recopier et interpréter en traits pleins et brisés les striures de tortue.

inspiré du "Discours de la tortue" par Cyrille J-D Javary

lundi 21 avril 2008

Le SOI selon Ramana Maharchi (6)

Pour lire ce schéma, vous lirez en gras le nom donné par Ramana Maharchi.

1 La lampe Le soi

2 La porte Sommeil

3 Le seuil Mahat-tattva (part cosmique de l'intellect)

4 Le mur intérieur Ignorance ou le corps causal

5 Le miroir L'égo

6 Les fenêtres Les cinq organes des sens cognitifs

7 La chambre intérieure Le sommeil profond dans lequel, le corps causal se manifeste

8 La chambre moyenne Le rêve dans lequel, le corps subtil se manifeste

9 La cour extérieure Veille dans lequel le corps grossier se manifeste

Le Soi qui est la lampe (1) brille de son propre éclat dans la chambre intérieure, c'est-à-dire, le corps causal (7) qui est doté de l'ignorance comme mur intérieur (4) et du sommeil comme porte (2); quand par le principe vital,conditionné par le temps, le karma, etc, la porte du sommeil s’ouvre, se produit là une réflexion du Soi dans le miroir-ego (5) qui est placé à côté du seuil - Mahat-tattva; le miroir-ego éclaire ainsi la chambre moyenne, c'est-à-dire, l'état de rêve (8) et, par les fenêtres, qui sont les cinq organes des sens cognitifs (6), la cour extérieure, c'est-à-dire, l'état de veille. Quand, de nouveau, par le principe vital conditionné par le temps, le karma, etc, la porte du sommeil se ferme, l'ego cesse, ainsi que l’état de veille et l’état de rêve, et le Soi seul brille à jamais . L'exemple donné explique comment le Soi est toujours présent, et comment il y a la différence entre le Soi et l'ego et comment les trois états d'expérience, les trois corps, etc, apparaissent.

dimanche 20 avril 2008

Le SOI selon Ramana Maharchi (5)

Le Mental n'est qu'un agrégat de pensées.

Les pensées ne peuvent exister que pour l'ego.

Toutes les pensées sont donc imprégnées de l'ego....

Vous avez perdu contact avec-vous-même et vous demandez aux autres de vous guider... .... Pour qui est cette relativité ? Pour qui est cette imperfection ?

L'Absolu n'est pas imparfait et ne peut rien demander.

L'inanimé ne peut pas, non plus, poser la question.

Entre les deux s'est donc élevé quelque chose qui pose ces questions et qui éprouve ces doutes, qui est-ce ?

...LE Soi est pur et absolu, seul et unique.

Il n'y a pas deux Soi dont l'un peut connaître l'autre.

Qu'est-ce que la dualité alors ?

...Elle doit être le non-Soi.

La dualité est la caractéristique de l'ego.

Quand les pensées s'élèvent, il y a dualité. Sachez qu'elle est l'ego et recherchez sa source.

Le degré d'absence de pensées est la mesure de votre progrès vers Le Soi....

...LE Soi reste toujours en état de réalisation.

Les obstacles sont les pensées.

mercredi 16 avril 2008

Les ouvertures temporelles

J-P. Garnier Malet, physicien (doctorat en mécanique des fluides), auteur de la Théorie du Dédoublement. et Lyse Garnier Malet, sa femme, sont à la base de cette application. Ils ont publiés un livre en 2005: changer votre futur. Une suite publiée en 2007: Le double comment ça marche?

Je vous propose d'écouter ce physicien expliquer sa découverte:

Dédoublement comment ça marche? (1) (2) (3) (4)

Cette conférence à été enregistrée en juin 2007.

mardi 15 avril 2008

Le SOI selon Ramana Maharchi (4)

La félicité n'est pas quelque chose à atteindre. Vous êtes toujours Félicité.

Le désir de félicité provient de votre sentiment d'être incomplet.

Qui éprouve ce sentiment ?

....... La Réalisation n'est pas quelque chose à acquérir. Elle est déjà là. Tout ce qui est nécessaire consiste à se débarrasser de la pensée je n'ai pas réalisé.

....Les pensées sont dues à l'identification du Soi avec le Non-Soi. Quand le non-Soi disparaît, seul demeure Le Soi.

Pour faire de la place quelque part, il suffit d'enlever ce qui encombre. La place ainsi dégagée n'a pas été ajoutée.

Mieux encore, la place existait déjà même quand le lieu était encombré.

vendredi 11 avril 2008

La transformation c’est l’immuable

Etienne Perrot

Jeunesse du Yi King

Le plus ancien livre de la Chine en est aussi le plus moderne. Le Yi King offre à l’homme une clé intemporellement neuve pour pénétrer l’énigme de son destin.

Il nous entraîne, au-delà de toute théologie comme de tout système philosophique, à un degré de profondeur limpide ou l’oeil du coeur contemple l’évidence du vrai.

L’unité est le fondement de l’univers. Mais pour être fécond, le T’ai Ki (le grand commencement) doit se sacrifier en se dédoublant , car "à partir de ce qui est parfait, rien ne devient" "Ex perfecto nihil fit" (adage alchimique)

Le monde ne nous révèle que le jeu des deux forces polaires, le mâle et la femelle, le plus et le moins, leurs épousailles et les dix mille êtres qui en sont les fruits.

      

Le génial créateur des hexagrammes à su ramener cette variété sans limites à un schéma mathématique enserrant la création comme un réseau, ou plutôt formant la trame qui la supporte et l’anime.

Les soixante-quatre hexagrammes groupant deux à deux les huit trigrammes obtenus en combinant de toutes les manières possibles les deux énergies primordiales constituent une image complète du monde.

Mais, comme la rose du zodiaque, le déploiement circulaire des signes inventés par Fo Hi n’a rien d’une figure statique.

C’est une succession de maisons que parcourt toute existence, qu’elle soit organique ou inorganique, individuelle ou collective. Chacune de ces demeures se compose de six éléments ou traits qui lui confèrent sa structure propre...

         

Est-il impensable qu’après avoir longuement considéré le ciel et la terre, le monde intérieur et le monde extérieur, un homme ait su interpréter l’interaction des facteurs opposés dans chacune de ces "images premières" et fixer ainsi sa place par rapport aux autres dans l’univers ?

Si les physiciens sont parvenus à forcer le sanctuaire de l’atome, pourquoi ne pas admettre qu’au prix d’une longue attention quelqu’un ait pu passer plus loin que la multiplicité chaotique et en percevoir les lois constantes et universelles?

Semblable vision requiert plus qu’un entraînement de l’intellect: elle implique une transformation du regard, c’est à dire de l’être tout entier, car si l’oeil est simple, tout le corps devient lumineux...

...Un savoir aussi subtil ne peut, on le comprend, s’exprimer en langage conceptuel et logique. La vision du monde qu’il traduit est aux antipodes de celles de l’occident.

Notre science est analytique: elle isole soigneusement le phénomène étudié de son contexte.

Celle de l’Orient est synthétique: elle apprend à tout embrasser d’un seul coup d’ oeil et à lire les rapports.

Dans l’immense symphonie du monde nous nous appliquons à écouter les différents instruments l’un après l’autre, nous interdisant par là de saisir le sens de la partition.

Le sage Chinois, au contraire, laisse monter à la fois tous les chants, ne négligeant pas la plus humble note de timbale ou de triangle.

Chaque être, chaque instant pris dans son intégralité est un visage du tout, une facette de l’unité indescriptible.

La transformation, dit un commentateur, c’est l’immuable

Pour transmettre cette connaissance il n’est d’autre véhicule que l’énigme, expression paradoxale qui rassemble en elle-même les opposés

où par son absurdité apparente, oblige l’esprit à interrompre son discours linéaire, fait refluer le courant mental et le contraint à traverser des couches plus profondes, plus proches de ce centre indicible où les contraires célèbrent leurs noces éternelles ...

Le SOI selon Ramana Maharchi (3)

Si nous considérons Le SOI comme étant l'ego, nous devenons l'ego;

si nous le considérons comme étant le Mental, nous devenons le mental

et si nous le considérons comme étant le corps, nous devenons le corps.

C'est la pensée qui construit des enveloppes de tant de façons différentes.

L'ombre sur l'eau tremble. Quelqu'un peut-il arrêter le tremblement de l'ombre?

Si elle s'arrêtait de trembler, on ne discernerait plus l'eau mais seulement la lumière.

De même, ne tenez pas compte de l'ego et de ses activités et voyez uniquement la lumière derrière lui.

L'ego est la pensée je.

Le vrai je est Le SOI.

jeudi 10 avril 2008

Le SOI selon Ramana Maharchi (2)

Tout homme sait : je et ce monde existent.

Lorsque l'on pousse la recherche plus loin en s'interrogeant : existent-ils en tout temps?

et s'ils sont vraiment réels, ne doivent-ils pas être dissociés du temps, de l'espace et de la différenciation?

Mais en est-il vraiment ainsi ?

il devient alors évident que le je et le monde ne sont perçus qu'à l'état de veille et de rêve, mais pas en sommeil profond.

Par conséquent le je et le monde apparaissent à certains moments et disparaissent à d'autres. Ils sont créés, ont leur existence, puis disparaissent.

Mais d'où viennent-ils? Où se maintiennent-ils? Où vont-ils quand ils disparaissent?

De tels phénomènes peuvent-ils être considérés comme réels?

En outre, je et le monde, créés, préservés puis détruits sont perçus dans les états de veille et de rêve, mais pas en sommeil profond.

En quoi ce dernier état diffère-t-il des deux autres?

En sommeil profond, les pensées sont absentes, tandis que dans les deux autres états elles existent.

Nous pouvons donc en conclure que les pensées sont à l'origine du je et du monde.

mercredi 9 avril 2008

Le SOI selon Ramana Maharchi (1)

LE SOI est seulement être et non pas être ceci ou cela.

"Je suis" est le nom de Dieu. L'Être absolu est ce qui est, c'est LE SOI. En connaissant LE SOI, on connaît Dieu"

" LE SOI est toujours là, il est vous-même. Il n'existe rien d'autre que vous-même "

LE SOI serait simplement être inconditionnellement, indépendamment de tout attribut et de toute raison. Il ne naît ni ne meurt.

En plusieurs endroits, Ramana Maharshi dit aussi que le SOI est Félicité.

mardi 8 avril 2008

L'enseignement de Ramana Maharchi

De cette extraordinaire floraison de grands sages hindous qui apparurent vers le premier quart de notre siècle et dont l'enseignement se répand aujourd'hui de part le monde, le plus traditionnel est sans contredi Ramana Maharshi (1879-1950).

Après de longues années d'un rigoureux ascétisme solitaire, il était parvenu sur le plan de conscience de l'unité.

Pour lui, l'identité, dans un éternel présent, entre le moi et le non-moi, entre le Divin supracosmique et le divin dans le coeur de l'homme, était une vérité constante.

Dans sa bonté envers tous ceux qui l'approchaient- et en qui il ne voyait que le Soi qui était aussi en lui, identique-

Il conseillait la recherche inlassable de cette vérité, en ramenant tous les problèmes et toutes les alternatives à la question fondamentale: Qui suis-je?

Le Maharshi n'écrivait presque jamais, mais de pieux disciples ont parfois recueilli ses entretiens.

Pierre Faucheux.

L'enseignement de Ramana Maharshi, préface de Jean Herbert, 1972 Albin Michel

mardi 1 avril 2008

Yi King : Nom définitif donné au Zhou Yi

Merveilles du Zhou Yi

D’abord le caractère YI:

A partir de l’image de l’alternance du soleil et de la pluie, la notion de changement observable.

C’est aussi une idée de simplicité, la notion de naturel sans blocage. Il est souvent figuré par un Caméléon; Les phénomènes observables changent sans arrêt dans la nature, dans la société, dans le corps et le coeur humain.

Le deuxième caractère : King (ou Jing ou Ching)

Evoque la trame d’une étoffe. Par extension et analogie, la notion de maillage, de réseau solide, de structure fixe. Un livre contenant des vérités qui, comme la trame, ne varient pas. Mais une structure fine, invisible, impalpable. Il est souvent figuré par le lit d’un fleuve. On à donc dans le titre de l’ouvrage, appelé Yi King, son essence, la synthèse de son contenu par la juxtaposition de la notion de changement et de permanence. Il est relaté dans " les entretiens de Confucius " comment le maître se tenant un jour au bord d’ un fleuve déclara :

C’est ainsi que tout s’écoule comme ce fleuve sans relâche jour et nuit

Confucius exprime l’idée de transformation

le regard ne se porte plus sur les choses individuelles qui s’écoulent et passent, mais sur la loi éternelle et immuable qui est a l’oeuvre dans toute transformation.

''

La profondeur des enseignements du Yi King fut, à l’ origine, crée pour et par des empereurs leurs courtisans et leurs généraux. Puis, il se créa autour du livre toute une littérature dont il nous reste un texte appelé "Les dix ailes" attribué à Confucius.

Ainsi cet ouvrage, qui devait être appris par coeur par tous les candidats aux examens impériaux par lesquels étaient recrutés tous les fonctionnaires Chinois (du porteur d’eau aux ministres) est devenu pour des millions de personnes un guide universel de vie.

Tu n’a pas de maître? Approche toi du Yi King comme de tes parents.

Claude Sarfati